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Zoroastrisme


Le zoroastrisme fut l’une des premières religions monothéistes dont Ahura Mazdâ est le dieu, seul responsable de la mise en ordre du chaos initial, le créateur du ciel et de la Terre. A l’origine, le zoroastrisme dérive du mazdéisme, prophétisée par Zarathoustra, fondée au cours du Ier millénaire av. J.-C.. Elle devint religion officielle des Perses sous la dynastie des Sassanides (224-651), jusqu’à ce que l’islam arrive.

Au début, la doctrine de Zoroastre fut transmise oralement jusqu’à l’arrivée de l’écriture et l’ensemble de textes sacrés « Avesta », fut écrit. Mais, du texte initial, seul le quart est arrivé jusqu’à nous. Les manuscrits ont été perdus ou détruits lors de l’invasion d’Alexandre le Grand qui fit brûler la bibliothèque du palais de Persépolis et lors de l’invasion arabe au VIIe siècle. Seulement plusieurs textes sacrés furent retrouvés.

Zoroastre, qui ne se revendiquait pas prophète, s’est contenté de donner des directions de recherche spirituelle. Les zoroastriens considèrent que leur dieu n’a pas besoin d’adoration, pas besoin d’intermédiaires, ne joue pas de l’ignorance des peuples. Zoroastre condamna les rites et les sacrifices traditionnels offerts aux dieux par les Perses, mais il garda la tradition du culte du feu comme symbole divin.

Zoroastre prêchait un dualisme reposant sur la bataille entre le Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres. Le principe de Zoroastre est qu’il existe un esprit saint (Spenta Mainyu), et un esprit mauvais (Angra Mainyu), esprit incréé, opposés car représentant le jour et la nuit, la vie et la mort. Ces deux esprits inspirent chaque être doué d’une âme.

Dans la doctrine de Zoroastre, chaque personne répond de ses actes en vertu de la nature de son « Fravahr », l’équivalent du karma hindouiste. La doctrine se résume en une maxime : Humata, Hukhta, Huvarshta (« Bonnes Pensées, Bonnes Paroles, Bonnes Actions »). Zoroastre s’était rendu compte que toute l’évolution du monde était basée sur « l’action » et « la réaction », donc si les gens s’adonnent à la bonté ils ne récolteront que la bonté et s’ils se livrent à la méchanceté, ils seront envahis par le mal.

Selon Zoroastre, la « bonté » est quelque chose comme une lumière qui vient du fond de soi, et cette bonté est inhérente à l’homme. Chaque homme porte deux tendances, le bien et le mal. Zoroastre proclame de toujours choisir le bien mais il n’y a pas d’obligation et celui qui remplit sa responsabilité pleine et entière envers les autres est un Saoshyant.

Cette doctrine étant directement liée à la culture, les adeptes doivent constamment la mettre en œuvre en l’adaptant à la science moderne. De ce fait, certains préceptes de Zoroastre restent encore aujourd’hui d’actualité, alors que la plupart des religions ne leur ont pas accordé d’importance. Comme par exemple :

  • L’égalité des hommes et des femmes soulignée maintes fois dans les Gāthās et réalisée dans l’histoire de la Perse antique par l’avènement au pouvoir de femmes telle que
  • Préserver la pureté de l’eau, de la terre, de l’air et du feu. Avec toutefois une différence pour le feu car cet élément divin a besoin du concours de l’homme pour être entretenu, pour continuer d’exister ; contrairement à l’air, l’eau et la terre qui existent sans le concours de l’être humain.
  • Vénérer le feu sacré car il symbolise le véhicule de communication entre Ahura Mazda et les hommes.
  • Abolir l’esclavage et la soumission de l’être humain.
  • L’importance du travail et rejeter toute idée de paresse, vivre au crochet d’autrui, voler le bien d’autrui. Chacun doit vivre de ses efforts et pouvoir bénéficier de sa propre récolte.
  • Idolâtrer, adorer un lieu, une image sont prohibées dans la pensée de Zoroastre car la maison de Dieu se trouve dans le cœur et l’esprit de l’homme.
  • Combattre l’oppression faite à l’égard des hommes en se soulevant pour l’éliminer.
  • Respecter les animaux et considérer leur sacrifice comme un crime à leur égard.
  • Admettre une vie après la mort et un jugement des âmes ; chaque être humain étant jugé selon ses mérites.
  • Lefravahr, symbole de la doctrine de Zoroastre, est l’esprit de l’homme préexistant à sa naissance et qui perdurera après sa mort et il ne peut se substituer à ce Dieu. Si les bonnes actions l’emportent sur les mauvaises, l’âme montera au ciel par un pont au-delà duquel l’attendra le Seigneur de la Lumière. Dans le cas contraire, il descendra en Enfer. Mais lorsqu’enfin l’enfer lui-même sera purifié, le royaume du Dieu s’installera sur Terre. Il existe donc toujours une possibilité de rédemption réelle pour chacun d’entre nous. Le zoroastrisme préfigure ainsi le Messianisme.

La profondeur intellectuelle de cette doctrine a exercé une grande influence sur les doctrines judéo-chrétiennes. On retrouve tous les thèmes du Zoroastrisme sous une forme semblable dans le judaïsme, le christianisme et l’islam.

Le changement des mœurs que les zoroastriens veulent, s’obtiennent par la droiture, par des actes justes et bons. C’est pourquoi le Zoroastrisme a eu aussi une grande influence sur le plan philosophique en occident : Platon, Voltaire, Nietzsche, mais aussi Plutarque, Pythagore, Aristote, Montaigne, Érasme, Goethe, Hegel, et même Karl Marx.

Source : Carole Voyante Cartomancienne Astrologue

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