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Les Mayas


Les Mayas voyaient la Terre plate et carrée, symbolisée par le dos d’un crocodile géant reposant dans un bassin rempli de nénuphars. Chacun de ses angles était situé à un point cardinal et était représenté par une couleur : le rouge à l’est, le blanc au nord, le noir à l’ouest et le jaune au sud. Le centre était vert.

Dans le ciel, le pendant du crocodile était un serpent bicéphale, (le mot ciel ressemble au mot serpent). Le ciel se composait de 13 strates, chacune ayant sa propre divinité. Au niveau le plus élevé se trouvait l’oiseau « Muan », une sorte d’effraie.

Le monde souterrain comportait 9 strates sur lesquelles régnaient neuf seigneurs de la Nuit. Le monde souterrain était un endroit froid et inhospitalier auquel étaient destinés la plupart des Mayas après leur mort. Cet univers souterrain accueillait aussi chaque soir les corps célestes comme le Soleil, la Lune et Vénus, une fois franchi le seuil de l’horizon.

Le dieu suprême unique, est appelé Itzamná, auteur de l’écriture et mécène des arts et des sciences. Son épouse, Ix Chel, était la déesse du tissage, de la médecine et de l’enfantement et l’ancienne déesse de la Lune.

Les prêtres n’étaient pas célibataires et il arrivait souvent que leurs fils leur succèdent. Le rôle des prêtres était étroitement lié au calendrier et à l’astronomie. Ils contrôlaient l’apprentissage et les rituels et ils étaient responsables de la computation du temps, des festivals, des cérémonies, des jours et des saisons fatidiques, de la divination, des événements, du traitement des maladies, de l’écriture et des généalogies.

Tous les rituels mayas étaient dictés par le calendrier du cycle sacré, de 260 jours. L’abstinence sexuelle était rigoureusement observée avant et durant ces événements et l’automutilation était couramment pratiquée pour fournir le sang avec lequel on bénissait, par l’onction, les articles religieux.

L’élite était obsédée par le sang et le rite de la saignée constituait un important aspect de tout grand événement du calendrier maya. La saignée servait aussi à se concilier les dieux et au début du déclin de la civilisation maya, les chefs qui possédaient de vastes territoires couraient, disait-on, d’une ville à l’autre pratiquer ce rite pour sauver leur royaume en voie de perdition.

Pour les Mayas, le sacrifice sanglant était nécessaire à la survie tant des dieux que des humains, faisant monter l’énergie humaine vers le ciel et recevant en retour le pouvoir divin. Le roi s’entaillait le pénis, dont il laisser couler le sang sur du papier contenu dans un bol. Les épouses des rois prenaient aussi part à ce rite en tirant une corde hérissée d’épines à travers leur langue. On faisait brûler le papier taché de sang, et la fumée qui s’en élevait établissait une communication directe avec le Monde céleste.

La coutume voulait que les prisonniers, les esclaves, surtout les enfants surtout les orphelins et les enfants illégitimes que l’on achetait spécialement pour l’occasion, soient offerts en sacrifice. Avant l’ère des Toltèques, on sacrifiait plutôt les animaux tels que dindons, chiens, écureuils, cailles et iguanes étant les espèces jugées dignes d’être offertes aux dieux mayas.

Les prêtres recevaient, pour effectuer les sacrifices humains, l’aide de quatre hommes âgés appelés chacs, en l’honneur du Dieu de la Pluie du même nom. Ces hommes tenaient les bras et les jambes de la victime offerte en sacrifice tandis qu’un autre lui ouvrait la poitrine. Un chaman assistait aussi à la cérémonie et recevait, pendant qu’il était en transe, des messages des dieux dont les prophéties étaient interprétées par l’assemblée des prêtres.

Les spectacles publics de danse et de théâtre rituels, où les rois et les nobles étaient transformés en dieux en entrant dans une transe visionnaire, étaient d’autres moyens de communication avec le monde des esprits. Ponctués de chants, de musique instrumentale, couverts par les cris et les railleries des milliers de personnes venues y assister, ces rites réaffirmaient le pouvoir du roi d’être le réceptacle de pouvoirs surnaturels au profit de son peuple.

Les Mayas croyaient que lorsqu’on mourait, on pénétrait dans le Monde inférieur par une grotte. Lorsque les rois mouraient, ils empruntaient le chemin lié au mouvement cosmique du soleil et tombaient dans le Monde inférieur, mais parce qu’ils possédaient des pouvoirs surnaturels ils renaissaient dans le Monde céleste et devenaient des dieux. Mourir de mort naturelle faisait trembler les Mayas, surtout en raison du fait que les morts n’allaient pas automatiquement au paradis. Les gens ordinaires étaient enterrés sous le plancher de leur maison, leur bouche remplie de nourriture et d’une perle de jade, et ils étaient entourés des objets et des articles religieux qu’ils avaient utilisés durant leur vie. Les tombeaux des prêtres renfermaient des livres.

Les gens de la haute noblesse étaient incinérés et leur temple funéraire était érigé au-dessus de leur urne. Dans les premiers temps, les nobles étaient enterrés dans des sépulcres sous des mausolées. Certains Mayas momifiaient même la tête des seigneurs décédés. Celles-ci étaient déposées dans des oratoires familiaux et « nourries » à intervalles réguliers.

Après la conquête espagnole, les systèmes de croyance maya et chrétienne ont commencé à se confondre. Dans les deux cas, on brûlait de l’encens durant les cérémonies rituelles, on pratiquait l’iconolâtrie, il y avait des prêtres et on organisait de longs pèlerinages aux jours désignés du calendrier rituel.

La plupart des Mayas observent de nos jours une religion entremêlée d’anciennes notions mayas, d’animisme et de catholicisme. Certains croient toujours, par exemple, que leur village est le centre cérémoniel d’un univers soutenu aux quatre coins par des dieux. Lorsque l’un de ces dieux déplace son fardeau, il se produit un tremblement de terre. La voûte céleste est le domaine du Soleil, de la Lune et des étoiles; toutefois, le Soleil est clairement associé avec Dieu le Père ou Jésus-Christ tandis que la Lune est associée à la Vierge Marie.

Source : Cabinet de Voyance ISOPTECH

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