Origine du Carnaval


Les carnavals sont une de fête consistant généralement en une période où les habitants de la ville sortent déguisés, masqués et maquillés. Tout le monde descend dans la rue pour chanter, danser, faire de la musique, jeter des confettis et serpentins et défiler autour d’une parade.

Le carnaval est l’héritier de rituels antiques tels que les Lupercales, ils sont traditionnellement associés au calendrier chrétien et se déroulent entre l’Épiphanie et le Mardi gras. Il marque la dernière occasion de manger des aliments gras avant le début du Carême.

Le mot carnaval a pour origine carnelevare, du latin carne « viande » et levare « enlever ». Il signifie littéralement « entrée en carême ».

Du carnaval dérive les mots « carnavaleux », un participant au carnaval, et « carnavalier », un artiste créant les chars, géants et grosses têtes, etc. Les carnavaliers les plus célèbres en France sont à Nice, où le métier se transmet de père en fils depuis 1870 et où ce mot est traditionnellement utilisé.

Le Carnaval représente la négation du quotidien. Symbole de la fête populaire, il instaure un temps pendant lequel il est possible de s’affranchir des règles et des contraintes du quotidien. Ainsi, il permet d’outrepasser les règles morales et sociales. Ainsi pendant quelques jours, les esclaves devenaient les maîtres, les maîtres prenaient la place des esclaves. Il devenait permis ce qui était habituellement interdit.

Grâce aux déguisements, aux masques, chacun peut oublier pour un temps la misère, la maladie, la souffrance. Chacun peut changer de condition : les hommes se déguisent en femmes, les enfants s’octroient des droits d’adultes. La réserve qui régit habituellement les rapports sociaux disparaît. Le masque de l’hypocrisie tombe : place à la satire et à l’humour.

A Carnaval, rien ne se fait sans raison : rites et masques se chargent d’une signification dont les symboles sont très divers. Par exemple, les traditionnelles batailles de confettis ne sont que la survivance de l’antique usage de répandre des graines de céréales et de riz, rites de fécondité qui subsistent dans les cérémonies de mariage des pays latins.

Les masques prennent les caractéristiques des êtres surnaturels qui sont les démons et les esprits des éléments de la nature, c’est pourquoi le masque a une fonction apotropaïque (conjurer le mauvais sort).

Ces fêtes se sont perpétuées à travers le Moyen-Age et la Renaissance, jusqu’à nos jours. Parmi les innombrables Carnavals du monde, on peut citer, entre autres : celui de Bâle, Zürich, Cologne, Nice, Venise, Rio, etc….

Au terme des festivités, il faut valoriser le rite : les péchés et les ténèbres de l’hiver sont livrés au feu purificateur. Le Roi du Carnaval est mort, brulé, mais il est destiné à renaître. Lui succède donc l’austérité du Carême, qui introduit Pâques, symbole du renouveau. Tandis que le Carême fait appel à la spiritualité de l’homme, Carnaval s’adresse à son être charnel, pétri d’instincts et de passions. Le Carême exige le jeûne, Carnaval autorise les outrances.

On peut ajouter que le Carnaval, contrairement à d’autres fêtes, est une fête urbaine. Les défilés se font dans les rues et sur les places publiques. Les participants font du bruit, de la musique, car Carnaval est une forme de contestation même si elle s’exprime dans la dérision. D’ailleurs, le fait qu’il se passe dans les villes est une indication, car la cité exprime le lieu de l’ordre: on peut donc opposer le microcosme social organisé qu’est la ville ou le village, au monde chaotique qui se situe hors des murs. Carnaval est ainsi l’expression du désordre, mais il se déroule dans le lieu de l’ordre, la ville. L’ordre et le désordre peuvent alors être perçus comme indissociables, et laisser le second s’exprimer peut être le meilleur moyen de le limiter et de le maîtriser.

En définitive, le Carnaval est l’héritier des rites d’inversion et de subversion venus de Grèce ou encore de Rome, mais il prend une dimension nouvelle en pays christianisé : il exprimerait, avant l’entrée en Carême, le dernier sursaut contre les exigences posées.

 

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