Créatures mystérieuses : la Tarasque


La Tarasque ou « bête faramine », appartient au folklore provençal ; elle hantait les marécages près de Tarascon, détruisait tout sur son passage et terrorisait la population. Ce monstre ressemblait à un dragon à six pattes, recouvert d’une carapace et muni d’une queue écailleuse terminée par un dard.

Un jour, Sainte Marthe, jeune fille originaire de Béthanie, en venant évangéliser la Basse-Provence, décida de s’attaquer à la bête. Avec compassion et douceur, elle obtint la soumission de la créature qui se laissa mener en laisse. Sainte Marthe avait ainsi ligoté ce symbole du paganisme. Mais les villageois se ruèrent sur le monstre et le tuèrent.

Au cours de la Renaissance, après le Grand schisme d’Occident qui permit au comte de Provence d’être à nouveau roi de Naples, il fallut exorciser les craintes. À Tarascon, c’était les crues du fleuve. On accusait la Tarasque de rompre de ses coups de queue les barrages qui empêchaient les eaux d’inonder la Camargue. Et c’est ainsi que le Roi René d’Anjou en 1469, se servit de la légende pour créer les Tarasquaires. Ces fêtes étaient destinées à exorciser le mal qui, pour les riverains du Rhône, se traduisait par les débordements intempestifs du fleuve.

Les festivités se déroulaient sur deux jours, le second dimanche après la Pentecôte, et pour la fête de Sainte Marthe, la sainte patronne de Tarascon. C’était l’occasion de fabriquer un monstre qu’on lâchait dans les rues. Une effigie naïve mais impressionnante comprenant une immense carcasse de fer de 6 mètres de long, hérissée de piquants et d’une longue queue qui balaie tout sur son passage. Elle devait rappeler au peuple ce monstre qui l’avait terrorisé.

À l’époque, la périodicité de cette fête était aussi imprévisible que les inondations qu’elle était censée exorciser. La Tarasque courut en 1846, 1861, 1891 et 1946. Jusqu’à la fin du 19e , ces fêtes s’accompagnaient de jeux et d’une procession menés par les différentes corporations de métiers : vignerons, portefaix, bergers, jardiniers, maraîchers, fermiers, métayers et aussi des bourgeois. La présence de ces corporations représentant les métiers de la Provence symbolisait la renaissance fertile lors des fêtes de Pentecôte.

A présent, la Tarasque se fête le jour de la Sainte Marthe où on la voit défiler dans les rues de la ville sinon on peut la voir dans son antre dans la Rue des Halles.

D’après la tradition, on dit que la Tarasque aurait donné son nom à la ville de Tarascon.

La légende de la Tarasque n’est pas s’en rappeler celle de l’évêque saint-Romain qui délivra Rouen de la Gargouille, dragon qui terrorisait la ville, ou de saint Clément de Metz qui tua le Graoully.

Depuis 2005, les fêtes de la Tarasque à Tarascon sont proclamées, par l’UNESCO, comme faisant partie du patrimoine oral et immatériel de l’humanité et depuis 2008, elles sont inscrites à l’ensemble « Géants et dragons processionnels de Belgique et de France ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tarasque

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