Image

Coutûmes du 1er mai


Au niveau mythologique, Mai est considéré comme étant, depuis toujours, le mois des fêtes en l’honneur de la végétation, des fleurs, des sources et de l’eau, de l’amour, de l’érotisme et de la lutte des forces des ténèbres. Dont le muguet en est un de ses symboles.

Selon une légende grecque, Apollon aurait créé le muguet pour en tapisser le mont Parnasse, afin que ses neuf muses ne s’abîment pas les pieds en le gravissant. D’où son nom poétique de « gazon du Parnasse ».

À l’époque celtique, l’année était divisée en 2 saisons :

  • l’hiver du 1er novembre au 30 avril : les temps noirs. Durant la nuit du 31 octobre au 1er novembre, les celtes célébraient Samain, origine de la nuit d’Halloween.

  • l’été du 1er mai au 31 octobre : les temps brillants

Le 1er mai célèbrait la fête de Beltaine ou le feu de Bel, (Bealtaine en gaélique). Bel désigne le dieu celte Lug, la Lumière ou le dieu gaulois Belenos, la déesse gauloise Belisama (la très brillante).

La veille de Beltaine, « Oíche Bhealtaine », l’opposé « d’Oíche Shamhna (Halloween) », les celtes allumaient des bûchers, symboles de retour de la lumière et des beaux jours. (Samain le 1er novembre, et Beltaine le 1er mai, sont aujourd’hui des jours fériés.)

La coutume d’offrir un brin de muguet, le 1er mai, remonte à la Renaissance.  En 1561, le roi Charles IX décida d’offrir un brin de muguet, symbole porte-bonheur, à toutes les dames de la cour. L’idée lui vint après avoir reçu un brin de muguet ce jour-là. Cette plaisante coutume devint une habitude depuis.

La nuit de Walpurgis, nuit du 1er mai appelée aussi celle de Walburge, doit son nom à une bénédictine anglaise appelée en Allemagne par saint Boniface pour y raviver la foi chrétienne. Une fois abbesse de Heidenheim, elle fut initiée à la Magie et à l’utilisation des plantes médicinales. Après sa mort, en 778, une huile miraculeuse se mit à couler de son tombeau. Cette huile fut réputée pour se protéger de tous les sortilèges et autres maléfices. Symbolisant aussi le feu purificateur, des feux à base de cette huile sont allumés partout en Allemagne durant la nuit du 1er mai et dont fait référence Goethe dans Faust. Mais l’Inquisition déclara cette nuit du 1er mai «  sabbat des sorcières » et en 1484, le pape Innocent VIII condamnait au bûcher toute personne associée osant pratiquer la magie.

En Tchéquie, les enfants déguisés en sorcières dansent autour de grands feux purificateurs allumés dans les campagnes.

Autrefois en Europe, le 1er mai était dédié à l’amour. La coutume voulait que l’on se coiffe d’une couronne de feuillages et de fleurs mais aussi d’en offrir à l’être aimé.

Au Moyen Âge, les jeunes gens accrochaient un brin de muguet au-dessus de la porte de leur bien-aimée.

L’arbre de mai : Cette tradition est un rite de fécondité lié au retour des beaux jours. Jadis répandue dans toute l’Europe occidentale, cette coutume durera jusqu’en 1579 date à laquelle le concile de Milan l’interdit.

En Bavière, la tradition celtique du mât de mai remonte à la nuit des temps. Vénérant la nature, les celtes célébraient le 1er mai soit le début de l’été, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits. Cette coutume se perpétua au fil du temps, malgré l’opposition de l’Église qui considérait ce rite païen comme hérétique.

Depuis le XVIIIe siècle, le mât de mai est le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud représentant l’honneur de la commune et de ses habitants. Source de compétition entre les villages où chacun rivalise d’ingéniosité et d’efforts pour posséder le plus grand et plus beau Mat de Mai. Certains pouvaient atteindre 30 mètres de hauteur. Le tronc, mis en nu, est peint en bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et son sommet est décoré d’une couronne en branches de sapin. Parfois, sont dessinées des figurines représentant le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier sur sa longueur. Jusqu’au jour J, le mat de mai est scrupuleusement surveillé pour décourager les éventuels voleurs car celui qui est volé doit verser une rançon en nature (bière et victuailles) et surtout de porter le poids de la honte ! Le 1er mai, il est installé au centre du village, sur la place principale. Enfin dressé, les villageois fêtent l’événement au son de la fanfare et les groupes folkloriques en dégustant bière, saucisses et bretzels !

Dans les Landes, le 1er mai, en l’honneur d’une personne (naissance, mariage, …), on plante un arbre de mai devant la maison de la personne durant son absence. A son retour, celle-ci organise une mayade (pot de l’amitié) autour de l’arbre avec ses amis. A l’automne, la mort de l’arbre sera une nouvelle occasion de refaire une mayade entre amis.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, dans les villages de l’est de la France, l’arbre, le « mai » est un jeune arbre ou rameau, que les jeunes gens placent devant la porte ou contre le mur du domicile des jeunes filles célibataires, afin de les honorer. En remerciement, les jeunes filles offrent des gâteaux et boissons aux garçons célibataires. Cette nuit est aussi l’occasion de se défouler en faisant du vacarme sous les fenêtres des personnes grincheuses et en déplaçant les pots de fleur, volets, bancs, matériel agricole, bûches de bois que les victimes iront chercher le lendemain.

Chaque arbre offert a une signification : :

  • l’églantier – tu es mon grand amour,
  • le charme – tu es charmante,
  • l’aulne – tu es belle,
  • le foyard (hêtre) – amour le plus profond,
  • le sapin – fille volage ou bêcheuse,
  • le pin – fille hardie
  • le sureau – fille inconstante, fille déshonorée
  • le cerisier – fille facile…
  • le saule – fille pleureuse ou fille volage
  • l’aubépine – fille estimable, annonce d’un prochain mariage
  • l’olivier – symbole de paix et de fécondité, confirmait le mariage
  • le tilleul – l’arbre aux épousailles,
  • le lilas – fille belle et modeste, de bonne réputation, amours naissants,
  • l’acacia – amours platoniques,
  • le mimosa – amours secrètes, je n’aime que vous
  • le noisetier – symbole de fertilité
  • l’amandier – fille étourdie,
  • le chêne – fille constante ou inconstante,
  • le houx – fille cruelle,
  • le genêt – fille repoussante,
  • le peuplier – fille gémissante,
  • le romarin – fille douteuse,
  • le bleuet – fille délicate,
  • le volubilis – fille attachante,
  • la marguerite – fille candide, amours partagées
  • le basilic – fille modeste
  • l’oranger – fille sympathique
  • la primevère – fille affectueuse
  • la pâquerette – fille attachante
  • l’if – fille maléfique
  • l’ortie – symbole de rupture
  • figuier – fille repoussante

Autrefois appelée « lys des vallées », le muguet est une délicate petite fleur à clochettes blanches qui représente l’arrivée du printemps. Cette fleur » porte-bonheur » est censée apporter chance et joie durant une année.

C’est en 1941, sous le gouvernement de Vichy, que cette date fut officiellement déclarée « Fête du travail » en France. Il fallut attendre 1947, à la Libération, pour que le 1er Mai devienne un jour férié et payé.

Chez les Romains, Mai est le mois de Maia, déesse de la fécondité, de la Terre-Mère. Mai est donc logiquement devenu le mois de Marie.

Source : http://blog-dazur.blogspot.fr/2011/04/origine-et-traditions-du-1er-mai.html et http://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_mai

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s